Ils ont obtenu de nombreuses récompenses lors de festivals et concours, parmi lesquelles l’Arlequin d’Or au festival International de Cholet avec « l’atelier » de Jean-Claude Grumberg, le 1er Prix du Festival régional de Maisons Laffitte avec « la cantatrice chauve » de Eugène Ionesco, le Prix d’interprétation collective au Festival de Sartrouville avec « Les sorcières de Salem » d’Arthur Miller, une mention spéciale pour les décors et costumes au Festival de Bougival avec « La cerisaie » de Anton Tchekhov…

Les Baladins de Marly sont amateurs. Les metteurs en scènes, les techniciens de plateau, maquilleurs, sont issus de leurs rangs. Ils confectionnent eux-mêmes leurs décors et leurs costumes.

Comme leur dénomination le laisse imaginer, les Baladins de Marly rayonnent dans leur département des Yvelines, mais aussi dans toute la France et voire à l’étranger. En mai, il présenteront en Angleterre leur nouvelle création, « Le bonnet du fou » de Luigi Pirandello.

Les Baladins de Marly viennent d'être sélectionnés pour le Festival de Maisons-Laffitte avec « l'Homme qui Rit ».

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Gwynplaine est un enfant défiguré puis abandonné. Recueilli par des saltimbanques, il devient bateleur grâce à son faciès hilarant. Son visage frappé d'un rire éternel fait la fortune de la petite troupe qui lui sert de famille. Il fait aussi le tourment du jeune homme qui n'assume que péniblement cette disgrâce physique.

La renommée de "L'homme qui rit" en fait la proie de toutes les curiosités, et suscite même l’intérêt des plus grands.

Gwynplaine cherchera sa véritable identité entre le monde des saltimbanques et celui de la cour d'Angleterre, entre l’attachante Dea et la troublante duchesse Josiane.

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Au commencement, une équipe motivée de quinze comédiens. Puis un auteur, imprégné du roman d'Hugo. Enfin, la complicité de deux metteurs en scène.

Immédiatement, le désir d’écrire, de composer une adaptation à la mesure de la troupe. Un été studieux, une première version, des lectures, des échanges, des séances de travail qui apportent les derniers ajustements avant le grand saut des répétitions.

Nous avons choisi de raconter l’histoire de Gwynplaine. Elle est peuplée de fantômes du passé et de créatures du présent. Pour l’illustrer, nous avons voulu nous libérer des contraintes historiques, en caractérisant chaque personnage par son physique, son costume, sa coiffe et son maquillage. Les costumes sont d'époque mais chacun avec leur étrangeté provenant d'inspirations particulières : hennin médiéval, collerette Henri IV, queue de pie XIXème...

Le décor est vu comme un écrin qui s’efface derrière ces caractères.

Le dispositif scénique fonctionne comme dans les méandres d’un rêve. L’ensemble figure les voilures et les mâts du bateau d’où Gwynplaine a été abandonné. D’une voile à l’autre, le spectateur découvre les mondes entre lesquels Gwynplaine est tiraillé.

Ce spectacle est un conte fantasmagorique avec ses monstres et ses merveilles.

Alice Diquéro, Laurent Cautru

http://www.baladins.org/